Curiosity

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jeudi 17 novembre 2011

Les marches du pouvoir

Je ne sais pas si je suis d'accord avec Télérama sur la réponse à la dernière question :

Les acteurs, de première clas­se, assurent le spectacle, alors que la morale de l'histoire ne surprend guère : les coulis­ses de la politique seraient irrespirables, et la réussite pas­serait forcément par la compromission, voire par l'ignominie. Clooney l'humaniste engagé a-t-il perdu toutes ses illusions ? Ou ce cynisme est-il une con­vention dramaturgique ? On penche pour la deuxième solution.

... mais c'est sans doute un des films de Clooney qui m'a le plus laissé sur la faim (même s'il n'y a pas grand chose à redire formellement)

vendredi 4 novembre 2011

Red October

Sage Nicolas Gili qui, de temps en temps, sur sa Filmosphère, remonte le temps et passe en revue des films sortis en salle il y a "un certain temps". Ici c'est Octobre Rouge qui a ses faveurs, ce que je ne saurai qu'applaudir, puisque j'avais aimé le film presque autant que j'avais dévoré (en une seule journée !) le livre de Clancy.

Tiy pliyvee, pliyvee bestrashna (merci Basil pour cette musique inoubliable, au passage)

jeudi 6 octobre 2011

Religion

Vu "Des hommes et des dieux" à l'instant, sur petit écran. Le sentiment religieux m'est définitivement complètement étranger. Voir des hommes prier suscite chez moi une incompréhension et une distance qui n'ont d'échelle que cosmologique.
Et je viens de me rendre compte que je ne me suis même pas posé la question "qu'aurais-je fait à leur place ?" ...

vendredi 26 septembre 2008

Fear over Wall St.

“The situation is like that movie trailer where a guy with a deep, scary voice says, ‘In a world where credit markets are frozen, where banks refuse to lend to each other at any price, only one man, with one plan can save us,’ “ said Jared Bernstein, senior economist at the labor-oriented Economic Policy Institute in Washington.
(NYT, 25/09/2008)

Avec Vin Diesel dans le rôle principal ?

dimanche 25 mai 2008

Films à voir

Films ratés en salle, à voir (un jour ...)

2012 :

  • Wrong (Quentin Dupieux)
  • Paperboy
  • De rouille et d'os
  • Moonrise Kingdom
  • Le Grand Soir

2011 :

  • A lonely place to die (Julian Gilbey)
  • Toi, moi, les autres (Audrey Estrougo)
  • Une pure affaire (Alexandre Coffre)
  • True Grit (Coen brothers)
  • Le nom des gens (Michel Leclerc)
  • Animal Kingdom (David Michôd)
  • Source Code (Duncan Jones)
  • Detective Dee (Tsui Hark)
  • Pina (Wim Wenders)
  • Sucker Punch (Zack Snyder)
  • L'ordre et la morale (Matthieu Kassovitz)

2010 :

  • Happy Few (Antony Cordier)
  • The Town, Ben Affleck
  • Un Homme qui prie
  • Amore
  • Lullaby (Benoit Philippon)
  • A Bout Portant (Fred Cavayé)
  • Outrage (Takeshi Kitano)
  • Armadillo (Janus Metz)
  • 127 Heures (Danny Boyle)
  • Buried
  • Tucker et Dale versus Evil

2009 :

  • Dans la brume électrique
  • Un prophète
  • Public enemies
  • Harry Brown (Daniel Barber)

Autres :

  • Hard Boiled / A toute épreuve (John Woo, 1992)
  • The Game (David Fincher, 1997)
  • Traqué / The Hunted (William Friedkin, 2003)
  • Comme un chien enragé
  • L'Impasse
  • Accords et désaccords
  • The Pledge
  • Rapt
  • The box
  • Une affaire d'état
  • L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik, 2007)

mercredi 26 mars 2008

Gondry, cartes d'abonnement

"(...) dans les cinémas parisiens un quart des entrées sont effectuées par des porteurs de cartes (Le Pass ou UGC Illimité), contre une sur dix en province."
(Le Monde, 22/03/2008)

Peuchère, s'ils lisaient mon blog, ils seraient moins étonnés. Pas étonnant que les cartes de fidélité aient plus de succès en IdF, vu que les cinéphiles y sont plus assidus ...
Cinéphile je ne serai définitivement jamais, par contre, du moins selon les standards de l'appellation. "Soyez sympas rembobinez" est un film potache, sympa, attachant, sans aucun doute. Mais si ça, ça suffit à en faire une grande oeuvre cinématographique, quelque chose m'échappe.

dimanche 20 janvier 2008

Brazil

Dans la série Oui-Oui découvre la presse cinématographique, je viens d'acheter (pas y'a deux minutes non plus, c'était avant-hier, me pardonnerez le raccourci, vu qu'il y a deux minutes j'étais sur le trône) le numéro 3 de la revue Brazil2. Brazil, pour moi, c'était le film de Gilliam. Apparemment ca a aussi été une revue sur le cinéma, qui eut disparu, mais qui fait son retour en kiosque.
Indépendant (pas une page de pub), iconoclaste, pas langue de bois pour un sou. Le sous-titre de la revue revendique être pour un "cinéma sans concession($)". Disons que ça change du ton de Studio ...
Extrait du calendrier de l'année 2008 : (avec les sorties des films de Sean Penn, Ang Lee, des frères Coen et de Tim Burton) "le mois de janvier acquiert ainsi un parfum cinématographique délicieusement hype et trendy, tout en gardant un côté populaire de bon aloi. Sortir une grosse comédie franchouille au milieu de ce chatoiement de culture reviendrait donc à lâcher une caisse pendant un aria de Bach et la concurrence préfère montrer Dante 01 de Marc Caro et le dernier Ken Loach ... Tandis que le gros cousin un peu bruyant et un peu con, Astérix aux Jeux Olympiques, est repoussé au 30."

Voilà, c'est comme ça pendant 100 pages, avec quelques interviews pas toujours complaisantes, beaucoup de critiques de sorties récentes et de DVD, et pour les fans un long portrait de chacun des six membres des Monty Python (exercice : essayer de retrouver leurs noms - sans fouiller sur le net ...).

jeudi 16 août 2007

Ratatouille

Rémy est un rat doté d'une sensibilité certaine pour l'art culinaire. Il rêve devant le succès de feu Auguste Gusteau (qui se prononce gousto en anglais, comme gusto en espagnol[1], "le goût"), grand chef parisien au succès planétaire, auteur du slogan universel "Anyone can cook", d'autant plus légendaire qu'il a mis fin à ses jours après avoir perdu sa troisième étoile (Gusteau rime aussi avec Loiseau). Un concours de circonstances permet à Remy de se retrouver dans les cuisines du restaurant de Gusteau, repris par un chef tyrannique. Remy ne sait pas communiquer avec les humains, mais il les comprend. En sauvant la mise d'un jeune commis de cuisine, Linguini, il s'en fait un allié fidèle qui acceptera de jouer pour lui les bras qui manquent à Rémy pour exercer son art. La scène dans laquelle Remy apprend à "commander" Linguini est d'ailleurs un grand moment d'art marionnettiste, et un grand moment comique tout court.

Il y a plein de bonnes raisons d'aller voir la dernière production de Pixar, et c'est sans doute l'acuité du regard porté sur le microcosme de la grande gastronomie qui m'a le plus plu. Du crochet décoché aux chefs s'étant compromis avec la grande distribution et les fabricants de junk food, au portrait vitriolé des connaisseurs auto-proclamés (mais snob et incultes) de grande cuisine, le film n'épargne personne. Et encore moins le monde de la critique gastronomique, puisque au-dessus des nombreux personnages secondaires du film surnage l'extraordinaire Anton Ego. Chroniqueur gastronomique redouté de tous, il fait et défait les réputations à lui seul. Porté par la voix de Peter O'Toole qui justifie à elle seule d'aller voir le film en VOst, quasi-squelettique et d'une pâleur extrême, il semble porter physiquement les traces de sa très grande exigence. Ayant depuis longtemps délaissé l'établissement de Gusteau jugé indigne de sa présence, il va accepter de remettre en cause son jugement devant les succès médiatiques de Linguini (Remy oeuvrant toujours à l'insu de tous). Et c'est évidemment une ... ratatouille[2] qui va lui faire connaitre une de ses plus grandes émotions culinaires.

Le monde gastronomique (réel) a évidemment réagi à ces portraits. François Simon, chroniqueur gastronomique de son état, reproche notamment au film sa "faconde (sic) égalitariste", sous prétexte que le credo de Gusteau selon lequel tout le monde peut devenir chef est trop souvent martelé. Or ce n'est pas ce que dit Ego à la fin du film, et ce n'est pas non plus la signification de la phrase. Tout le monde peut cuisiner, certes, mais cuisiner ne garantit aucunement le succès puisque le talent n'est pas offert à tout le monde. Remy le prouve en étant le seul rat doué de sensibilité dans le domaine. Linguini, sans Remy, serait tout à fait incapable de produire de la grande cuisine.

Moi-même, je n'imagine pas pouvoir susciter la moindre émotion chez un Anton Ego avec une ratatouille, ni d'ailleurs avec quelque plat que ce soit.
Ne reste plus qu'à deviser sur la réponse à l'interrogation : derrière le génie ne se cache-t-il que du travail ?


A part Ratatouille, avec Ocean's Thirteen, Shrek III et Die Hard IV ces dernières semaines, c'est pas le cinéma indépendant qui va devenir riche avec nous ...
M'en fous, même pas honte.

Notes

[1] et en italien aussi j'imagine

[2] "restructurée"

mardi 31 juillet 2007

Séries

La grande faucheuse 3 - Bergman, Serrault, Antonioni 0.

lundi 15 janvier 2007

Les Infiltrés

Comment un seul trajet en bus peut-il venir à bout d'intentions (je me mentirais en parlant de profondes convictions) "environnementalement positives" ? Oui, prendre sa voiture pour faire à peine plus de six kilomètres, alors qu'existe une ligne de bus directe, c'est sûrement méprisable, incivique, et tout ce que vous voulez.

bus62



Mais la patience des usagers (usagés ?) de la rateupeu a des limites. La mienne, en tout cas.
Quand, au premier arrêt, l'affichage électronique nous indique que le bus n°62 le plus proche arrivera dans vingt minutes, on est encore plein de bonne volonté, l'humeur rendue joyeuse par ce beau soleil et cette chaleureuse journée de janvier. On se dit qu'on va en profiter pour marcher un peu. Un gros quart d'heure ? On a le temps d'aller jusqu'a Alesia, à peu près. Effectivement. Une fois à Alesia, le panneau n'affiche plus que 6' d'attente. La traversée de l'avenue du General Leclerc ne représentant qu'une aventure moyennement enthousiasmante, on s'arrête là. Plus que 3'. Zéro maintenant. Tiens, marrant, toujours pas de 62 à l'horizon. Ca fait 3 minutes maintenant que l'affichage reste bloqué sur zéro. Puis 5. Le grand parebrise vertical du bus se montre enfin, au loin. Bon, il est à peine plus de 15h, la séance est à 15h45, le trajet dure normalement 20-25', on est dimanche après-midi, la circulation est réduite, tout devrait bien se passer.
Non, tout ne se passe pas bien. Le bus est complètement bondé. Donc s'arrête à chaque arrêt ; plus un bus est rempli, plus la probabilité est élevée qu'à chaque arrêt il y ait au moins un voyageur souhaitant monter ou descendre. A fortiori depuis que la ligne 62 n'utilise que des bus à accordéon, capables d'embarquer deux fois plus de passagers. Donc de perdre deux fois plus de temps à chaque arrêt, au point de se faire rattraper par le bus suivant. Et que croyez-vous que fit le parisien voyant un premier bus plein comme un oeuf, et un autre une minute derrière, forcément presque vide. Le bon sens voudrait qu'il préfère le second. Eh bien non ! Il tient absolument à entrer dans le premier. Quitte à empêcher les portes de fermer. Quitte à ralentir plus encore les 247 passagers du bus en question. Quitte à les faire arriver tout juste à l'heure à leur séance de cinéma, trop tard pour profiter de places bien situées.
Tant pis, il en aurait fallu plus pour m'empêcher de voir ce film dans de bonnes conditions. La séance suivante était trois heures plus tard, on a patienté trois heures. Il faisait beau, les oiseaux gazouillaient, les petites vieilles donnaient à manger aux canards du parc de Bercy. Et aux pigeons.
Je suis pour l'euthanasie des petites vieilles qui nourrissent les pigeons parisiens.
J'en ai profité pour acheter "Verre Cassé", d'Alain Mabanckou.

Nicholson

Le film ? Ah, oui, j'ai rangé ce billet dans la catégorie "Cinéma", pas "Humeurs". Une plongée dans la pègre irlandaise de Boston. Costello, le parrain de la ville, est interprété par Nicholson. Les infiltrés, ce sont les petits jeunes : Matt Damon est le fils spirituel de Costello, mais il a réussi à intégrer l'unité spéciale de la police qui s'occupe précisément du grand banditisme. Leonardo Di Caprio, lui, a raté le concours d'entrée à cette unité. Mais il tient à rester flic, pour échapper à l'histoire de son oncle, ou de son père, autrefois situés du mauvais côté. Il va donc servir d'indic', sans couverture, dans l'équipe de Costello.
Chaque équipe réalise rapidement qu'elle compte un "rat" dans ses rangs, et met tout en oeuvre pour le débusquer avant l'autre.

Si je ne me pose plus depuis longtemps la question de savoir si Nicholson est un grand acteur, je ne comprends pas encore pourquoi Scorsese, comme d'autres metteurs en scène, disent autant de bien de Di Caprio. Non pas qu'il soit un piètre interprète, juste que je ne lui trouve pas de présence particulière à l'écran. Ca n'empêche en tout cas pas les Infiltrés d'être un film prenant, bien rythmé, sombre, percutant, hélas pénalisé par une fin décevante.