Curiosity

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jeudi 4 avril 2013

Séquençage

"In 1990, when the Human Genome Project was announced, the cost of deciphering a person’s entire genome was budgeted at $3 billion—about as far from personalized medicine as one can get.

But by 2001 the cost was down to $300 million. By 2010 it was below $5,000, and in 2012 the $1,000 barrier finally fell. Within 10 years, at the current rate of decline, a fully sequenced human genome will price out at less than $10."

Evolution's next stage, Discover, 27/02/2013

A lire sur le même sujet :

lundi 21 janvier 2013

Les puissances de 10

http://xkcd.com/1162/

Les puissances de 10 dans l’univers

mardi 8 janvier 2013

Fraude scientifique

C'est beau la science, hein ?

Les résultats de cette enquête ont été rendus publics le 28 novembre dans un rapport d'une centaine de pages et ils sont édifiants : sur les 137 articles que Diederik Stapel a publiés, 55 contiennent des données inventées ou trafiquées.
(...)
Une fois dressé cet accablant constat se pose très vite la question suivante : comment tout cela a-t-il été possible ? Comment, pendant plus de dix ans, Diederik Stapel a-t-il pu berner ses collègues, ses étudiants et les revues scientifiques dont la particularité est de confier, avant publication, les articles qui leur sont soumis à des spécialistes censés les relire avec un regard critique ? Le rapport suggère en effet que la fraude était grosse comme le nez au milieu de la figure : "Les données et les découvertes étaient, à bien des égards, trop belles pour être vraies. Les hypothèses de recherche étaient presque toujours confirmées. L'importance des effets était improbable. (...) Il est presque inconcevable que des co-auteurs ayant analysé les données de manière intensive ou que des relecteurs de revues internationales "majeures", qui sont considérés comme étant des experts dans leur domaine, aient échoué à voir qu'une expérience était quasiment infaisable en pratique, qu'ils n'aient pas remarqué ces impossibles résultats statistiques"

(Le scandale Stapel, ou comment un homme seul a dupé le système scientifique, Passeur de sciences, 09/12/2012)

mardi 25 septembre 2012

OGM

Les feuilletons scientifico-médiatico-crypto-conspirationnistes sont-ils des marronniers automnaux ?

Un an après le premier épisode de la saison 1 des neutrinos "faster (well, not that faster ...) than light" (série qui ne connaitra probablement pas de saison 2), ce sont les OGM qui occupent la scène en ce début d'automne 2012. Le 18 septembre, le Nouvel Obs titre "EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons !" :

Des chercheurs français ont étudié secrètement, pendant deux ans, 200 rats nourris au maïs transgénique. Tumeurs, pathologies lourdes… une hécatombe. Et une bombe pour l'industrie OGM.
(...)
Tous les groupes de rats, qu’ils soient nourris avec le maïs OGM traité ou non au Roundup, l'herbicide de Monsanto, ou encore alimentés avec une eau contenant de faibles doses d’herbicide présent dans les champs OGM, sont frappés par une multitude de pathologies lourdes au 13e mois de l’expérience.
(...)
C’est une véritable bombe que lance, ce 19 septembre à 15 heures, la très sérieuse revue américaine "Food and Chemical Toxicology" - une référence en matière de toxicologie alimentaire - en publiant les résultats de l’expérimentation menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Une bombe à fragmentation : scientifique, sanitaire, politique et industrielle. Elle pulvérise en effet une vérité officielle : l’innocuité du maïs génétiquement modifié.

Optimiste, l'article conclut :

L’étude du professeur Séralini laisse donc présager une nouvelle guerre meurtrière entre pro et anti-OGM. Les agences sanitaires exigeront-elles de toute urgence des études analogues pour vérifier les conclusions des scientifiques français ? Ce serait bien le moins. Monsanto, la plus grande firme mondiale de semences transgéniques, laissera-t-elle faire ? Peu probable : sa survie serait en jeu.
Sauf que, dans cette nouvelle confrontation, le débat ne pourra plus s’enliser comme par le passé.

Dès le 20/09, Gérard Pascal, présenté comme "ancien toxicologue spécialiste des OGM à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), aujourd'hui consultant pour des entreprises agroalimentaires" (!), affirme que "Le protocole d'étude de M. Séralini présente des lacunes rédhibitoires" :

  • l'échantillon est de taille insuffisante
  • l'espèce de rats choisie est connue pour développer spontanément des tumeurs
  • le régime alimentaire des rats n'est pas détaillé

Comme d'habitude, on en apprend davantage en allant faire un tour du côté de la blogosphère scientifique. Chez Michel Alberganti, par exemple :

Sylvestre Huet s'emporte contre la stratégie de com adoptée :

Benjamin, du bacterioblog, s'amuse après avoir lu l'étude :

  • Les OGM sont bons pour la santé (23/09/2012) : les données brutes montrent que si les rats dont l'alimentation est constituée à 11% de NK603 sont effectivement plus "fragiles", ceux pour lesquels la part de maïs OGM s'élève à 33% vivent en revanche plus longtemps sans développer de symptômes !
  • Pour quelques rats de plus (24/09/2012) : l'influence de la taille d'échantillon y est démontrée de manière limpide. La dispersion observée par Seralini sur son lot de 10 rats est tout à fait imputable au seul hasard, et ne suffit à incriminer l'alimentation.

vendredi 14 septembre 2012

Se tromper pour mieux enseigner

Confirmation d'un principe pédagogique qui me semble évident, mais qui est peut-être moins efficace au fur et à mesure que les enfants grandissent ... quoique ...

Shizuko Matsuzoe and Fumihide Tanaka at the University of Tsukuba, Japan, set up an experiment to find out how different levels of competence in a robot teacher affected children's success in learning English words for shapes.

They observed how 19 children aged between 4 and 8 interacted with a humanoid Nao robot in a learning game in which each child had to draw the shape that corresponded to an English word such as 'circle', 'square', 'crescent', or 'heart'.

The researchers operated the robot from a room next to the classroom so that it appeared weak and feeble, and the children were encouraged to take on the role of carers. The robot could then either act as an instructor, drawing the correct shape for the child, or make mistakes and act as if it didn't know the answer.

When the robot got a shape wrong, the child could teach the robot how to draw it correctly by guiding its hand. The robot then either "learned" the English word for that shape or continued to make mistakes. > Matsuzoe and Tanaka found that the children did best when the robot appeared to learn from them. This also made the children more likely to want to continue learning with the robot.

"Unsure robots make better teachers than know-alls" (New Scientist, 31/08/2012)

mardi 7 août 2012

To change or not to change (lane) ?

"Each time we are stacked in the middle of a traffic jam there is a feeling that the cars in the other lane are advancing better. In such situations the question ”To change, or not to change the lane we are advancing?” naturally turns up in our mind. The right answer to this question is not straightforward, however."

Winning strategies in congested traffic (arXiv, 06/07/2012)



Billets connexes :

jeudi 5 avril 2012

Sur les écarts hommes-femmes

Petit recueil des disparités liées au genre que chacun expliquera comme il l'entend ...

Les femmes déposent beaucoup moins de brevets que les hommes :

We investigate women's underrepresentation among holders of commercialized patents: only 5.5% of holders of such patents are female. Using the National Survey of College Graduates 2003, we find only 7% of the gap is accounted for by women's lower probability of holding any science or engineering degree, because women with such a degree are scarcely more likely to patent than women without.
"Why Don't Women Patent ?" (via Freakonomics)

Stabilité des véhicules à deux roues

L'équipe Schwab/Ruina/Papadopoulos (dont je pensais avoir déjà parlé ...), une des plus actives sur le sujet de la dynamique des deux roues, a construit un petit engin qui leur permet d'illustrer que la chasse et l'effet gyroscopique ne sont pas nécessaires à la stabilité. La preuve en vidéo, ou bien sur la page dédiée.

vendredi 10 février 2012

Le risque de l'idéologie du groupe

Article et commentaires intéressants

"La solitude n’est plus à la mode, commence Susan Cain. Nos entreprises, nos écoles, notre culture sont esclaves d’une nouvelle idéologie qui postule que la créativité et l’efficacité naissent dans des lieux étrangement grégaires. La plupart d’entre nous travaillent en équipes, dans des open spaces, pour des chefs qui valorisent au-dessus de tout l’intelligence collective. Les génies solitaires sont bannis. Seul vaut le collaboratif.

Mais il y a un problème dans cette manière de voir, considère Susan Cain. Car les recherches montrent que les gens sont plus créatifs quand ils jouissent d’intimité et de tranquillité. Et, selon les travaux de deux psychologues, Mihaly Csikszentmihalyi et Gregory Feist, les gens les plus spectaculairement créatifs, dans des champs très différents, sont souvent introvertis – juste assez extravertis pour échanger et avancer des idées, mais ils se considèrent eux-mêmes comme indépendants et individualistes."

(Le risque de l'idéologie du groupe, Internet Actu, 23/01/2012)





Billets connexes :

samedi 21 janvier 2012

Miniclopédie

Un jour je ferai la même chose pour la méca[1].
1000 pages de cours de maths : "Mes notes de mathématique"[2], par Laurent Claessens.
Et de la physique : "Un soupçon de physique sans être agressif pour autant"

Notes

[1] une fois à la retraite, sans doute ... z'ont du temps, les matheux, quand ils préparent l'agrég :)

[2] je lui laisse le choix de son singulier