Curiosity

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samedi 13 mars 2010

Data mining

Tout n'est pas clair dans ce billet sur arstechnica.com ("We're so good at medical studies that most of them are wrong") qui affirme en susbtance que plus on dispose de données, plus on risque d'aboutir à des conclusions erronées. Les commentaires, à la suite du billet ou sur Freakonomics, sont à lire.

Demain, peut-être, entre le grand prix et le match, pendant la sieste du monstre, une tentative d'approfondissement ... A moins que je ne dorme moi aussi.

vendredi 12 mars 2010

Petroleum

Tiens, une thèse de maths que j'arrive à lire, avec quelques passages vulgarisés sur les méthodes d'estimation des réserves pétrolières : "Potentiel de réserves d'un bassin pétrolier : modélisation et estimation", V. Lepez

Un passage parmi d'autres (grmbl d'encodage de pdf à la noix) :

Promo

Ils sont gentils chez Lavinia mais ... Tu reçois un mail qui t'annonce "Foire aux VINS : Château de Beaucastel à -28%", tu te dis "ouah, je vais encore casser la tirelire", en ouvrant le mail tu te rends compte qu'il ne s'agit que du Coudoulet, et puis après tu regardes le prix annoncé, et ...


mercredi 3 mars 2010

Gestion des compétences

Imaginons[1] qu'une grande entreprise propose, afin de réduire sa masse salariale, un plan de départ volontaire à ses salariés : "si toi bien vouloir partir, nous offrir plusieurs mois de salaire à toi". Dans un contexte économique tendu[2], on peut aisément imaginer que les premiers à prendre le risque de poser leur démission seront les plus aptes à retrouver rapidement un poste, donc ceux ayant la valeur ajoutée la plus évidente sur le marché de l'empois (tm).
Que peut-on dès lors penser à la lecture des propos du directeur général de cette entreprise, qui un an après la mise en place de ce plan, affirmerait[3] :

"On a réussi à absorber ce plan sans pertes de compétences non rattrapables."


Ah, certes, je suis chafouin, tout étudiant ayant suivi le module rhétorique 101 objectera qu'à de rarissimes exceptions près, une perte de compétence est toujours rattrapable. Il eût été intéressant que ce cadre dirigeant précisât à quel horizon : combien de temps faut-il pour ramener une équipe à un niveau d'efficacité comparable, après le départ d'un élément ? Trois mois, six mois, un an ? Le même monsieur qui prêche un peu plus loin la course à la compétitivité ("Une usine automobile qui arrête d’améliorer sa productivité ne rattrapera pas son retard") ne trouve-t-il pas ça contradictoire ?

Eh bien non monsieur P., je ne suis pas d'accord : une entreprise qui laisse partir 7000 personnes aussi rapidement, sans pouvoir préparer la relève (puisque, par définition, il faudrait pour cela embaucher des remplaçants), ne rattrapera jamais intégralement les compétences envolées.
Je ne suis d'accord ni pour pousser à ce point cette conception holistique de l'entreprise niant la plus-value apportée par chacun, ni pour en arriver à imaginer qu'elle puisse fonctionner au même niveau de performance, indépendamment du travail, de la vision, et de l'expérience de chacun de ses membres.

Mais bon, comme dirait l'autre : " Mais bon ..."

Notes

[1] C'est évidemment un exercice de pensée, toute ressemblance avec des faits réels ... bla bla bla ...

[2] C'est évidemment un exercice de pensée, toute ressemblance avec les évènements survenus depuis fin 2008 ... bla bla ...

[3] Ces propos sont évidemment imaginaires, toute ressemblance avec une interview publiée dans un grand quotidien français ne serait que pure coïncidence

lundi 1 mars 2010

Bifurcation

Et si je n'avais pas été en prépa ? Et si je n'avais pas été admissible aux ENSI ? Et si je n'avais pas déposé mon CV sur un stand au Micad début 98 ? L'uchronie est un exercice tentant quand on se retourne sur le début de sa vie professionnelle, après en avoir bouclé un peu plus d'un quart [1], et au moment de, peut-être, tourner une nouvelle page. Mon CV a atterri dans une petite équipe qui s'occupe d'optimisation de la conception (c'est moche les gallicismes, quand on est habitué à la VO) au sein d'une société spécialisée dans la recherche opérationnelle. La RO, c'est le nom pompeux pour désigner tous les problèmes d'allocation optimale des ressources : quand on doit arbitrer entre fromage ou dessert, on fait de la recherche opérationnelle sans le savoir.

Bon, je ne suis pas matheux appliqué, mais un simple mécanicien intéressé par les problématiques d'optimisation, ayant signé son premier contrat de travail dans une équipe dont c'est un des fonds de commerce. Après plusieurs années passées à surveiller un marché du travail bourré d'annonces pour des postes sans âme, voilà en tout cas une opportunité qui sort du lot ... Ce n'est pas encore fait, je suis seulement finaliste pour le moment, et dans ce genre d'exercice même la médaille d'argent est en chocolat. Mais enfin voilà, presque vingt ans après mon bac, je vais peut-être donner ma démission pour la première fois. Quelle sera ma vie dans vingt ans si je le fais, et quelle sera-t-elle si je ne le fais pas ?

Notes

[1] du total, pas du début

dimanche 14 février 2010

Poisson dans le foot, et réciprocité des appels téléphoniques

"Soccer: is scoring goals a predictable Poissonian process?" (arXiv, 03/02/2010)
Par les mêmes auteurs que "Fitness, chance, and myths: an objective view on soccer results" (ici sur arXiv, chez moi)

"Reciprocity of Mobile Phone Calls" (l'article sur arXiv, le résumé sur Technology Review)

jeudi 11 février 2010

Mort assistée

"As Death says in one of my own books, most men don't fear death, they fear those things – the knife, the shipwreck, the illness, the bomb – that proceed, by micro seconds if you're lucky and many years if you're not, the moment of death."

(Terry Pratchett: my case for a euthanasia tribunal, The Guardian, 02/02/2010)

lundi 8 février 2010

Les limites du modèle

L’extraordinaire pression mise sur les salariés et sur les fournisseurs pour tenter de rendre compatible réduction des coûts et maîtrise de la qualité a posé d’importants problèmes dès que Toyota a tenté de faire voyager son modèle hors du Japon et de travailler avec des salariés et des fournisseurs non japonais ; le "gras" évoqué plus haut a permis de les masquer sans rogner sur la qualité. On le perçoit ici, cette fin de l’âge d’or n’est pas seulement problématique pour Toyota dont les Big 3 comme Hyundai ou VW seront trop heureux de freiner le retour en grâce auprès des consommateurs et des marchés financiers. Elle l’est aussi pour toute une industrie qui avait fait de la "lean production" son credo managérial sans vouloir voir souvent combien les principes qui y sont associés peuvent faire problème.

("Toyota : la douloureuse descente du piédestal", par Bernard Jullien, sur le blog du Gerpisa, 08/02/2010)

dimanche 7 février 2010

BAE, l'épilogue

"Le groupe d'armement britannique BAE Systems a annoncé, vendredi 5 février, qu'un accord avait été conclu avec les autorités américaines et britanniques aux termes duquel il paiera des amendes d'un total de quelque 450 millions de dollars pour des pratiques de pots-de-vin."
(LeMonde.fr, 05/02/2010)




C'était il y a trois ans déjà :
- Rififi au pays de l'or noir (04/12/2006)
- Oui-oui au pays de l'or noir (14/12/2006)

Mauvaise passe pour Toyota

(FT.com, 05/02/2010)